François LAMASSON est né à Paris le 22 avril 1907, décédé
dans la même ville le 30 mai 1975
Médecin clinicien, il est persuadé de la nécessité de démontrer la valeur
scientifique des médicaments homéopathiques, tels Staphylococcinum,
Stannum, etc... et l’importance de l’analogie entre la lésion
anatomique et le médicament.
Par ailleurs, catholique pratiquant, devenu tertiaire de l’Ordre de
St-François et professeur de philosophie associé à l’université de Latran,
il publie le premier tome des “Origines et valeur de la psychanalyse”
(1965). Il exerce également son esprit à l’encontre des idées ésotériques au
sein de la communauté homéopathique, notamment dans son article
“L’occultisme de Léon Vannier” (Bull. Soc. homéo. d’Aquitaine, 1955). Il
pousse sa démarche institutionnelle jusqu’à l’organisation des Assises
scientifiques annuelles sous l’égide de la Ligue médicale homéopathique
internationale dont il est le président (1966-1969) et la création de
l’Association française pour la recherche en
homéopathie.
Cependant, il recherche l’union des homéopathes: il est élu vice-président
du Syndicat national des médecins homéopathes français et participe
activement à la création de la Fédération nationale
des sociétés médicales homépathiques de France et à celle de
l’Institut national homéopathique français
(1956), organisations qui existent toujours.
Il agit au sein de la Société française
d’homéopathie, notamment pour la réfection du tombeau de Samuel
Hahnemann et pour le maintien de l’Association de l’Hôpital Hahnemann.
Ses publications, an nombre de 80, sont pour la plupart insérées dans Les
Annales homéopathiques françaises et dans d’autres, dans les bulletins (Centre
homéopathique de France, Société de médecine homéopathique d’Aquitaine et
Société française d’homéopathie”. Il laisse la présidence de
celle-ci à Georges POISSON.
Ses livres d’homéopathie sont édités par les Editions
Coquemard à Angoulême: “Pour un enseignement scientifique et pratique de
l’homéopathie” (1955); “Radium bromatum. Données physiques sur la
radioactivité. Etude pathogénétique et indication clinique” (1960);
“Réflexions sur le remède homéopathique et sur les critiques prétendues
scientifiques dont il est l’objet” (1968).
Au Brésil, très favorable à la thérapeutique homéopathique, et plus
exactement à Ribeiro Preto, près de Sao Paulo, un institut d’enseignement
porte son nom.