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Maurice
FORTIER-BERNOVILLE
(1896-1939) |
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Le Dr Fortier-Bernoville est né à Paris le 25 septembre 1896, il décède à
l'âge de 41 ans le 9 décembre 1939.
Ancien externe des hôpitaux de Paris, il soutient une thèse en 1924 et
devient médecin de l’Hôpital Léopold-Bellan, sous le patronage de Charles
Mondain.
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Il crée et dirige l’Ecole française d’homéopathie,
qui refuse tout sectarisme et est ouverte, non seulement à l’empirisme
mais aussi à la démarche scientifique. Il fonde “L’homéopathie moderne”
(1932), revue qu’il dirige jusqu’à sa mort. Il fonde sa pratique et la
recherche en homéopathie sur une méthode scientifique, appuyée sur la
clinique, le laboratoire, le bon sens, qu’il oppose à une homéopathie “kentiste”.
Clinicien hors pair, excellent pédagogue, il reconnaît les limites de
l’homéopathie et le besoin parfois d’utiliser une autre thérapeutique.
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Maurice Fortier-Bernoville a été membre de la Société
française d’homéopathie, de la Société rhodanienne d'homéopathie
et de la Ligue médicale internationale d’homéopathique.
FORTIER-BERNOVILLE se
situe dans le sillage d’Antoine NEBEL dont il accepte la conception
des constitutions minérales, du tuberculinisme et de son identification à la
psore et la nécessité du drainage. Seulement, et c’est logique,
FORTIER-BERNOVILLE et son équipe se proposent de rénover ces conceptions en
les passant au crible des sciences médicales de leur époque.
Notamment, FORTIER-BERNOVILLE commence à battre en brèche la « pureté » de
la constitution carbo-calcique, il récuse l’universalité de ces trois
constitutions et souhaite une étude plus scientifique selon les races. Il
est l’un des partisans de l’étude des médicaments homéopathiques sous
l’angle physio-pathologique, amorcée par GRAUVOGL et SCHUESSLER, développée
davantage par Albert MOUEZY-EON (1886-1976), dont les articles dans cette
revue sont d’une fraîcheur étonnante. Pour plus de détails, voir notre
chapitre sur les Constitutions dans les Dossiers de l'AOSH.
Auteur d’un grand nombre d’articles et de communications
dans les congrès, il publie plusieurs livres: “Le traitement du rhume des
foins” (1929); “De l’importance de la chimie et de
la toxicologie dans les indications de Phosphorus” (1931);
“L’homéopathie en médecine infantile”
(1931).
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Son principale ouvrage:
“Comment guérir par l’homéopathie”
(LHF, 1929, 1937,...)
connaît de nombreuses rééditions jusqu’à
nos jours (avec des ajouts de Léon RENARD) et reste l’une des références de
l’initiation à l’homéopathie et une aide précieuse à la prescription |

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