Georges DEMANGEAT est né à Lyon le
19 novembre 1913. Il a perdu la vie dans un accident de la route à Chambéry
le 24 juillet 1990.
Après des études classiques à Chambéry, il est quelque temps attiré par la
marine. Il fait sa première année de médecine à Brest, en préparation de
Santé navale. Bien que reçu à ce concours, il choisit la Faculté de médecine
de Lyon. IL obtient son diplôme en 1938 et s’installe à Luc-en-Diois (Drôme)
et pratique la médecine de campagne, avec la fonction de propharmacien dans
le contexte difficile de l’Occupation et de la Résistance. En 1944 il
s’engage dans l’armée française sur le front lorrain et, à son retour,
déménage à Chambéry pour y exercer jusqu’à sa retraite en 1986. Dans la
capitale des Ducs de Savoie, il s’investit dans la vie locale, non seulement
via la présidence du Club alpin français et du Secours en montagne, mais
également par une activité de conseiller municipal, adjoint au maire et
délégué pour la commission hospitalière, l’administration de l’Office public
des HLM (notamment en direction des personnes âgées et dépendantes). Ses
qualités le font élire au Conseil de l’Ordre des médecins de Savoie et
représentant au conseil d’administration de la Caisse primaire de
l’assurance maladie de Chambéry. Une place de Chambéry porte son nom
(ancienne Place des Combes).
Cependant c’est pour l’homéopathie qu’il va s’engager le plus. Sa défiance
de la thérapeutique médicamenteuse augmente, il s’intéresse à tout ce qui
est étrange, voire ésotérique et en vient ainsi à l’homéopathie. C’est en
1942, par son inscription aux cours du Centre homéopathique de France, puis
en 1951 par sa correspondance avec J. SEGAL, puis sa rencontre avec Emmanuel
GAULHARD (neveu de A. CHARGE), enfin et surtout par les 25 années de travail
avec Pierre SCHMIDT, qu’il va progressivement devenir une personnalité du
monde homéopathique de premier plan. Il participe aux discussions du “Groupe
H”, donne des cours qui le conduisent à créer, en 1958, la section
Dauphiné-Savoie de l’Institut national homéopathique français et à présider
cette société en 1983, de même que l’Ecole française d’homéopathie.
En 1968, il organise un enseignement d’homéopathie “uniciste” dans sa région
qui devient, en 1976, avec l’aide de Robert BOURGARIT et de Jean-Marie
MOREL, l’Ecole d’homéopathie hahnemannienne Dauphiné-Savoie avec le
séminaire de Biviers.
Deux années après son inhumation, en 1992, en présence de Louis BESSON,
ancien ministre et maire de Chambéry, un hommage lui est rendu par les
professionnels de l’homéopathie sous forme de son buste érigé dans cette
ville.
Ses écrits et conférences sont réunies dans un ouvrage “Conférences
d’homéopathie” (Similia, 1989).