oOo
L'INDIVIDUALISATION d'un malade est un
acte diagnostic spécifique de l'homéopathie, qui consiste à déterminer
ce qui est particulier à un malade donné, par rapport aux autres malades
atteints de la même maladie.
Après avoir fait, comme tout médecin, le
diagnostic nosologique d'une maladie, le médecin homéopathe doit
reconnaître ce qui est original, chez un malade déterminé, pour en
déduire un diagnostic thérapeutique.
* * * * *
C'est là une conception très particulière
qu'il sera peut-être plus facile d'assimiler si l'on en comprend :
LE PRINCIPE et LA
LOGIQUE
LE PRINCIPE
DE L'INDIVIDUALISATION
Il est de donner priorité aux symptômes
personnels, originaux, particuliers apparus chez le malade à l'occasion
d'une maladie, sur les symptômes communs à tous ceux qui en sont
atteints.
Etant donné que dans tout état
pathologique l'ensemble de l'économie de l'être vivant est perturbé,
cela se manifeste par ce qu'il est convenu de nomme "DES SYMPTÔMES". Or
tout malade présente deux ordres de symptômes :
Les uns sont caractéristiques de la
MALADIE, ils permettent de la reconnaître, de la décrire et de la
retrouver chez tous les individus qui les présentent. Ils permettent de
lui donner UN NOM. Ces symptômes sont des symptômes COMMUNS
à tous ceux qui sont atteints de cette maladie. Ils peuvent être très
violents ou mineurs, objectifs ou subjectifs, lésionnels ou
fonctionnels, en tout cas ils doivent être présents chez le malade pour
que l'on puisse savoir le nom de sa maladie. Le mot de "commun" n'a rien
de péjoratif. Certains peuvent être même tout à fait singuliers, mais en
tout cas ils se retrouvent dans la majorité ou la totalité des cas de la
maladie considérée.
Les autres sont CARACTÉRISTIQUES DU
MALADE, ils peuvent être très différents d'un malade à l'autre, sans
pour autant que la maladie soit différente. Ils peuvent être aussi bien
objectifs que subjectifs, ils sont très souvent fonctionnels que
lésionnels bien qu'il puisse exister de sensibles différences chez les
uns et chez les autres à ce niveau lui-même. En tout cas ils ne
présentent aucune constance d'un malade à l'autre et ils ne changent
rien ni la nature, ni le cours de la maladie qui les provoque. Et
cependant :
Il s'agit là de phénomènes cliniques
indiscutables.
Ce qui peut être discutable, c'est la
VALEUR que l'on attribue, sur le plan médical en général et sur le
plan thérapeutique en particulier, à chacun de ces groupes de symptômes.
Ce qui fait problème c'est que :
La médecine officielle ne considère comme
valables que les symptômes COMMUNS A TOUS (ceux qui permettent de
diagnostiquer la maladie).
La médecine homéopathique considère comme
plus importants les symptômes particuliers qui INDIVIDUALISENT un malade
parce qu'ils lui permettent de poser un diagnostic thérapeutique.
IL Y A L’ OPPOSITION TOTALE SUR UN JUGEMENT DE VALEUR
Est-ce que les uns ont raison et les
autres tort ?
Y-a-t-il une seule vérité ou plusieurs ?
On peut essayer de résoudre ces problèmes
en étudiant :
LA LOGIQUE HOMÉOPATHIQUE par rapport à la LOGIQUE
ALLOPATHIQUE :
Tout homéopathe étant d'abord médecin
(tout au moins en France) il a étudié la médecine officielle qui répond
à une logique EXPÉRIMENTALE. Bien mise au point depuis CLAUDE
BERNARD chez nous, la médecine tend à être scientifique. Elle considère
au départ toute maladie comme un phénomène anormal survenant chez un
être vivant. Ce phénomène a généralement une cause qu'il est logique de
découvrir. Il détermine un certain nombre de troubles qu'il faut essayer
de comprendre. Il évolue dans un sens donné qu'il faut essayer de
prévoir. Il est souvent nécessaire de le reproduire chez des animaux
pour mieux l'étudier. De tout cela résultera une thérapeutique, si
possible préventive, en tout cas curative dans la plupart des cas, mais
toujours déterminée en fonction de ce que l'on sait de LA MALADIE en
tant qu'entité toujours semblable et éventuellement reproductible. Cette
logique expérimentale (pour employer le terme cher à Claude Bernard) est
tout à fait valable et elle a permis à la médecine de faire de très
importants progrès. En tout cas elle élimine radicalement de son étude
tout ce qui est inconstant, variable et personnel chez un malade. Elle
considère cette zone symptomatique comme ne présentant aucun intérêt
puisqu'elle ne permet pas de préciser la compréhension de la maladie ni
la détermination du traitement.
LA LOGIQUE HOMÉOPATHIQUE est opposée.
Elle part du principe que tout malade
est différent des autres, et qu'il n'y a aucune raison valable pour
que le remède d'une maladie donnée soit le même pour tous.
Du moment que la réaction d'un malade est
sensiblement différente de celle d'un autre atteint de la même maladie,
il est tout à fait logique de penser que l'action d'un remède
particulier de chaque malade en fonction des symptômes particuliers
qu'il présente.
Hahnemann a formulé cette idée (§ 82 de
son ORGANON).
Il l'a expérimenté et vérifié.
Mais conjointement, il a imaginé de
retrouver une analogie entre l'action des remèdes et cette
symptomatologie individuelle.
En effet, parallèlement à ses réflexions
sur la nature propre de l'homme, il remit en question ce que l'on disait
des "MÉDICAMENTS" dans les matières médicales de son temps. On n'y
parlait que de "VERTUS" astringentes, topiques, résolutives, drastiques,
etc... sans aller plus loin. Il pensa donc qu'il était nécessaire de
mieux connaître les médicaments par leur expérimentation objective sur
les sujets sains. Il constata alors que tous provoquaient une sorte de
maladie médicamenteuse, variable selon les doses absorbées, variables
selon les sujets, mais en tout cas présentant comme les maladies
naturelles : un ensemble de symptômes variables selon les
expérimentateurs, et un ensemble de symptômes communs à tous.
Il y avait donc ANALOGIE
entre maladie et médicament.
Sa logique le conduisit tout naturellement
à supposer d'abord, à vérifier ensuite et à affirmer enfin qu'il était
possible d'utiliser les médicaments selon une "LOI DE SIMILITUDE" dans
laquelle ni le mécanisme des maladies, ni la nature profonde des
médicaments n'avait plus d'importance : seuls comptant l'observation des
symptômes provoqués par les unes et les autres sur l'homme sain.
Mais encore fallait-il rechercher cette
analogie non seulement dans les zones symptomatiques les plus évidentes
et les plus grossières, mais surtout dans les zones les plus
personnelles, les plus subtiles. Etant donné par exemple que de très
nombreux remèdes sont capables de provoquer de la diarrhée, il est bien
évident que pour choisir le meilleur, dans un cas de diarrhée
particulier, il faudra également envisager de mettre en compte les
symptômes qui font en sorte qu'il est, lui-même, différent des autres
drastiques.
C'est ainsi que la LOGIQUE HOMÉOPATHIQUE
s'est trouvée parfaitement établie... et acceptée par un certain nombre
de praticiens à qui elle convenait.
Pratiquement l'essentiel de l'acte
clinique devenait la nécessité d'INDIVIDUALISER les malades, après que
les expérimentateurs eurent INDIVIDUALISÉS les remèdes.
Il existe donc une différence plutôt
qu'une opposition entre la méthodologie allopathique et la méthodologie
homéopathique. Chacun obéit à une logique différente. Comment dire que
l'une est supérieure à l'autre ?
Dans les deux méthodes le raisonnement
part de données valables, se poursuit selon un déroulement dans lequel
il n'existe pas de faille, et donne des résultats satisfaisants aux uns
et aux autres.
Il me semble difficile de conserver une
attitude d'opposition, de contradiction qui a été celle de deux écoles
jusqu'à maintenant. Il me semblerait plus sain et plus normal de
considérer que ces deux types de médecine puissent et doivent coexister
en déterminant peut-être, plus nettement qu'il n'est fait, les limites
de l'une et de l'autre méthode. Faute de limites (qui ne dépendent
souvent que de la compétence des praticiens - surtout en homéopathie) il
serait en tout cas peut-être possible de déterminer un certain nombre
d'indications majeures de l'une et de l'autre médecine.
Mais ceci est un autre problème !
LES SYMPTÔMES CARACTÉRISTIQUES dans une maladie aiguë :
Par définition ce sont ceux qui permettent
d'INDIVIDUALISER un malade par rapport à un autre atteint de la même
maladie. Ce sont :
qu'ils soient OBJECTIFS ou SUBJECTIFS,
... en principe !
En fait, comment faire au lit du malade ?
Il est d'abord important de recueillir le
plus de renseignements possibles par un interrogatoire et un examen bien
conduit mais ceci est une autre question.
L'enquête clinique étant considérée comme
complète le problème de l'homéopathe est de VALORISER et de
HIÉRARCHISER les symptômes qui seront utiles à sa prescription,
c'est à dire ceux qui permettent d'individualiser le malade.
Pratiquement le problème est le suivant :
1°)
En quoi un symptôme est il singulier, caractéristique ?
2°) Où faut-il rechercher de tels symptômes ?
3°) Combien en faut-il pour prescrire ?
4°) Quelle importance relative faut-il leur attribuer ?
5°) Comment caractériser un symptôme ?
1°) SYMPTÔME CARACTERISTIQUE :
Pour être caractérisé un symptôme doit
être accompagné d'adjectifs ou de qualificatifs qui en précisent la
nature :
UNE DOULEUR THORACIQUE est un symptôme
brut ;
UNE DOULEUR THORACIQUE PIQUANTE devient
plus précise ;
SI ELLE EST SITUÉE EXACTEMENT A LA PARTIE
LATÉRALE ET EN BAS DU THORAX elle est encore mieux caractérisée.
SI ELLE EST AMÉLIORÉE EN SE COUCHANT SUR
LE CÔTÉ DOULOUREUX, elle devient un symptôme tout à fait caractérisé et
caractéristique d'un seul remède : BRYONIA (pp. 870 et 871 du
répertoire).
Dans ce cas particulier il y eu
qualification du type de douleur + localisation précise + Modalisation
par les effets du mouvement et de la position. C'est un très bon
symptôme.
Il faut retenir de cet exemple :
QU'UN SYMPTÔME BRUT n'a, en soi, aucune
valeur :
QUE PLUS IL EST PRÉCISÉ par sa
LOCALISATION (et ses irradiations), les SENSATIONS EXACTES qu'il donne,
les MODALITÉS d'aggravation et d'amélioration, les CIRCONSTANCES
d'apparition, meilleur il devient parce que CARACTÉRISÉ.
Un symptôme ainsi caractérisé représente
d'ailleurs à lui seul un véritable ensemble de symptômes groupés autour
d'un symptôme principal. Dans certains cas, nous le verrons un peu plus
loin, il arrive qu'il soit à lui tout seul (mais aussi caractérisé)
suffisant pour constituer une excellente raison de prescrire.
2°) OU TROUVER LES SYMPTÔMES CARACTÉRISTIQUES ?
Dans une maladie aiguë ?
Etant donné que tout malade, atteint de
quelque maladie que ce soit réagit dans la totalité de sa personne, il
est possible de prendre en compte, sur le plan de l'individualisation,
des symptômes en n'importe quel point de l'organisme.
Pour schématiser un malade peut être
imaginé comme un tout, comme un ensemble sphérique par exemple. Pour le
médecin chargé de le soigner il représente un ensemble symptomatique où
il peut situer les symptômes de la surface à la profondeur.
1°) Il observe en surface des
symptômes les plus violents et les plus difficiles à supporter par
le malade : douleur, fièvre, diarrhée, vomissements, hémorragie,
syncope, etc... Ils font généralement partie des symptômes communs
qui permettent, avec l'aide quelquefois de quelques examens
complémentaires, de faire le diagnostic de la maladie. Ils
comportent cependant très souvent des CARACTÉRISTIQUES personnelles
qu'il faut apprendre à observer.
2°) Sur un second plan le praticien
découvre des manifestations réactionnelles, réflexes ou
fonctionnelles dues à l'atteinte pathologique primitive. c'est une
zone de SYMPTÔMES SECONDAIRES, mais qui peuvent eux-mêmes présenter
d'importantes caractéristiques. Leur association est quelquefois
également caractéristique de la réponse personnelle du malade à sa
maladie.
3°) Plus profondes encore se situent
les SYMPTÔMES GENERAUX, qui concernent l'ensemble de l'organisme :
lassitude, faiblesse, fatigue, frilosité, intolérance à la chaleur,
transpirations, appétit, soif. Dans ce domaine, les symptômes
communs deviennent de moins en moins nombreux. Par contre le
symptômes individuels se précisent de plus en plus : mais encore
dans la mesure où ces symptômes généraux présenteront des caractères
particuliers ou des modalités précises.
4°) Les manifestations psychologiques
révèlent encore de façon plus particulière la personnalité de chaque
malade et elles ne sont jamais un symptôme commun. Si l'on excepte
les convulsions et les comas qui font partie intégrante de certains
tableaux cliniques bien connus, les modifications d'humeur, du
comportement et du sommeil représentent trop de différences d'un
malade à un autre pour être prises en considérations dans le
diagnostic d'une maladie aiguë. Ces symptômes que l'on a l'habitude
de qualifier de "MENTAUX" en homéopathie ont donc quelquefois une
très grande valeur dans l'INDIVIDUALISATION d'un malade, mais encore
à condition qu'ils représentent un changement important dans le
comportement habituel du sujet, et que ce changement soit très
nettement contemporain de la maladie aiguë qui l'affecte.
On peut donc trouver des symptômes
caractéristiques à tous les niveaux de la souffrance et il n'y a aucune
raison valable d'accorder plus d'importance aux uns ou aux autres selon
la profondeur à laquelle ils se situent. Il est simplement important de
savoir qu'ils peuvent se trouver dans la TOTALITÉ de la personne malade
et qu'il ne faut surtout jamais se contenter d'explorer seulement une
partie de la symptomatologie.
3°)
COMBIEN FAUT-IL DE SYMPTÔMES CARACTÉRISTIQUES
pour être assuré de faire une prescription
valable ?
On a essayé de schématiser ce problème en
parlant de "TREPIED" symptomatique indispensable. Or je crois que c'est
là une erreur.
LA QUALITÉ DES SYMPTÔMES COMPTE BEAUCOUP PLUS QUE LEUR
QUANTITÉ.
Le corollaire de cet énoncé consiste à
dire que plus les symptômes d'un malade sont caractéristiques moins il
est nécessaire qu'ils soient nombreux.
A l'inverse, moins les symptômes d'un
malade sont caractérisés, plus il est nécessaire qu'ils soient nombreux.
A l'extrême : UN SEUL SYMPTÔME très
bien localisé, et valorisé peut suffire à lui seul à préciser le remède
ou une maladie. Mais il représente en réalité à lui seul un ensemble
symptomatique.
Par ailleurs DIX SYMPTÔMES banaux et
communs ne permettront jamais de distinguer un remède d'un autre, et,
sauf une chance peu probable, de guérir un malade.
4°) VALORISATION DES
SYMPTÔMES dans
les cas aigus :
Autant ce problème est difficile à
résoudre dans les maladies chroniques, autant il est généralement simple
dans les maladies aiguës récentes.
Quel que soit leur niveau et leur
localisation, les symptômes ont d'autant plus de valeur qu'ils sont
caractérisés et personnalisés.
Le meilleur est celui qui comporte trois
ou quatre caractéristiques,
le plus mauvais est celui qui n'en
comporte aucune. A ce stade d'ailleurs, ce symptôme n'est même plus un
symptôme homéopathique. Il peut peut-être servir à établir un diagnostic
de la maladie, mais il ne peut en aucun cas permettre de choisir un
remède. Il vaut donc mieux l'oublier, l'écarter de son attention dès le
moment où, ayant fait le diagnostic de la maladie, on envisage de
personnaliser le malade, de l'INDIVIDUALISER, pour déterminer son
remède.
5°) COMMENT CARACTERISER
UN SYMPTÔME ?
Ce n'est pas le médecin qui caractérise un
symptôme : c'est le malade. Le rôle du médecin consiste à découvrir en
quoi un symptôme est ou n'est pas caractéristique. Il doit y arriver en
OBSERVANT et en INTERROGEANT, puis en réfléchissant.
Il existe une technique d'observation et
d'interrogation spécifiquement homéopathique. Il est indispensable de
l'acquérir sous peine d'échecs presque constants.
Mais en ce qui concerne tout spécialement
l'INDIVIDUALISATION c'est essentiellement affaire de jugement.
Si ce que nous avons dit plus haut a été
bien compris, il s'agit de juger un symptôme en fonction de ses
caractères VARIABLES selon les sujets, et non pas en fonction de ses
caractères stables qui sont ceux de la maladie. Or en quoi un symptôme
peut-il varier ?
SELON SA QUALITÉ,
SELON LES MOMENTS DU JOUR ET DE LA NUIT,
SELON LES INFLUENCES EXTÉRIEURES,
SELON LES CONDITIONS DE SON APPARITION,
SELON SA LOCALISATION.
Pour mémoriser ces notions, et pour
essayer de ne rien oublier lors de l'examen et de l'interrogatoire le
plus rapide dans un cas aigu, il est possible de retenir qu'il faut
essayer de trouver une réponse à quelques unes des questions
élémentaires :
- OU ?
- QUAND ?
- COMMENT ?
- POURQUOI ?
- AVEC QUOI ?
OU : permet quelquefois de préciser
la localisation exacte d'une douleur ou d'une sensation (le langage
ordinaire ne permet pas toujours de le faire aussi bien qu'un geste).
Les irradiations sont une caractérisation importante de certaines
douleurs. La latéralité peut-être capitale.
QUAND : les horaires d'apparition
et de disparition d'un symptôme (fièvre, douleur, troubles fonctionnels)
sont souvent différents d'un malade à un autre sans que la maladie en
soit en rien modifiée.
COMMENT : les réponses à cette
question donne quelquefois des précisions sur les types de douleurs ou
les variantes d'une sensation. Mais elle permet surtout de préciser les
MODALITÉS D'AGGRAVATION et d'AMÉLIORATION.
Si des réponses dans ce sens ne viennent
pas spontanément suggérer que le froid ou le chaud, la position ou le
mouvement peuvent influencer un symptôme.
POURQUOI : la notion de causalité
(homéopathique) qui est très différente de l'étiologie allopathique
concerne le problème des circonstances qui ont entouré l'apparition d'un
symptôme et surtout celles qui l'ont précédé. Il faut être très prudent
dans cette interprétation, mais si elle se révèle vraisemblable, la
caractérisation ainsi obtenue est sérieuse.
AVEC QUOI
: précise la possibilité d'ACCOMPAGNEMENTS symptomatiques et
d'ALTERNANCE dans certains cas. Il est toujours intéressant de noter la
coïncidence de deux manifestations si elles sont peu banales.
L'association FIÈVRE + Mal de TÊTE n'a évidemment aucune signification,
celle de DIARRHÉE + COLIQUES non plus ; mais s'il y a FIÈVRE + DOULEUR
DE VENTRE sans maladie digestive, ou MAL DE TÊTE + DIARRHÉE sans autre
raison pathologique, ces associations symptomatiques deviennent
importantes.