Né à Saintes le 9 août
1895, décédé à Beautiran dans la Gironde le 19 juin 1980.
Elève de
l’Ecole de santé navale de Bordeaux, infirmier durant la guerre de
1914-1918, blessé et décoré de la croix de guerre, il devient médecin de
marine. En 1935, il suit les enseignements de Jean SEVAL au Centre
d’enseignement de Guyenne et de Gascogne.
A son retour
à Angoulême il fonde, en 1936, le Centre
d’études cliniques homéopathiques Périgord-Charentes-Poitou.
Après la Libération, il participe, en 1949, à la création du
Cercle d’études des médecins homéopathes du
Sud-Ouest qui devient, en 1952, la
Société de médecine homéopathique d’Aquitaine, dont il est le
président. Il s’attache à formuler une synthèse des concepts
homéopathiques (drainage, constitutions, etc...), proposés par
Antoine NEBEL et de les expliquer par la physiopathologie..
Il commence
par rédiger des articles dans “L”homéopathie
moderne” (1938), puis dans le “Bulletin mensuel du Cercle
d’études des médecins homéopathes du Sud-Ouest”, ensuite dans le
“Bulletin de la Société de médecine homéopathique d’Aquitaine”
(1950-1958) et pendant douze années enfin dans
“Les Annales homéopathiques françaises”.
Il poursuit
une démarche d’explication des médicaments et de leur ordonnancement en
fonction des diathèses et des explications physiopathologiques.
S’agissant des livres, il publie aux Editions Coquemard son “Nouveau
traité d’homéopathie” (2 tomes, 1947): “La réticulo-endothéliose
chronique ou sycose” (1950); “Le traité de médecine
homéopathique” (1951, 1981); “Pourquoi l’homéopathie guérit,
conceptions homéopathiques des problèmes de la tuberculose, du cancer,
des vaccinations” (1952) et une “Doctrine
homéopathique” (1966).
Auteur
fertile, il écrit aussi de nombreux romans publiés à compte d’auteur.
Pour lui “l’homéopathie n’est point une
pratique hermétique, faite de secrets soigneusement gardés par une
confrérie jalouse et méfiante. C’est une science comme les autres qui
s’apprend, se perfectionne, se démontre et s’applique au grand jour et
qui, dans l’intérêt des malades, doit être largement propagée,
libéralement répandue”.