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Né à Angoulême le 9 juillet 1927, décédé à Girac (Lot) le 16 décembre 1985.
Après l’obtention de son diplôme de docteur en médecine (1952), il exerce
d’emblée comme médecin de campagne dans un village de Charente. De cette
expérience et des conversations avec un médecin homéopathe d’Angoulême,
Thomazi, il prend conscience du rôle bénéfique de la thérapeutique
homéopathique. Avec Philippe PICARD en 1980, il décrit ce parcours
dans “Le médecin, le malade et l’homéopathie”
(Fayard, 1980), traduit en 5 langues et plusieurs fois édité.
Il s’inscrit au Centre homéopathique de France et fréquente la
Société de médecine homéopathique d’Aquitaine dans laquelle il rencontre
Pierre JOLY. Sous l’impulsion de Robert PERREY, directeur des LHF et
des frères BOIRON, il crée en 1972, avec Denis DEMARQUE, le Centre
d’études et de documentation homéopathiques (CEDH). Il est le rédacteur du
document “Introduction à l’homéopathie” (CEDH, 1972) et de différents
fascicules. Ses nombreuses activités d’enseignant au CEDH et à la Faculté de
médecine de Bordeaux l’incitent à créer, avec Philippe PICARD, le Centre
international Samuel HAHNEMANN.
Depuis 1975, il se passionne pour la recherche fondamentale et devient
secrétaire général de l’Association française pour
la recherche en homéopathie. Sous l’autorité du Pr QUILICHINI,
directeur du laboratoire de pharmacologie galénique et de Denis DEMARQUE, il
travaille avec Jean BILDET, maître de recherches, sur le traitement
homéopathique par Phosphorus des hépatites expérimentales au tétrachlorure
de carbone. Il joue un rôle déterminant autant dans la recherche
fondamentale que pour l’insertion universitaire de l’homéopathie, notamment
à l’université de Bordeaux.
Sur le plan institutionnel, il participe aux actions syndicales et soumet
diverses propositions à l’Agence du médicament pour la recherche clinique en
homéopathie.
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Sur le plan international, il travaille de concert avec
Jean BOIRON au
Comité de recherche de la Ligue médicale homéopathique internationale.
Conseiller depuis 1972 pour la recherche puis directeur médical des LHF, il
coordonne dès 1980 les recherches effectuées par ce laboratoire et s’engage
pour la recherche clinique et pharmacologique. Il initie plusieurs essais
cliniques sur des spécialités et des médicaments génériques.
Ci-contre = Jean
BOIRON (1906-1996) |
Avec Bernard POITEVIN, il est à l’origine de la signature d’un
contrat de recherche entre les LHF et l’unité 200 de l’INSERM. A partir de
travaux effectués sur l’aconitine, il développe plusieurs théories sur la
pharmacologie homéopathique. En 1984, il coordonne pour
“L’homéopathie française”, dont il est
membre du comité de rédaction, un numéro spécial sur la recherche
expérimentale. Ses derniers articles portent, en 1985, sur les recherches
cliniques et fondamentales et sur la conception médicale en homéopathie.
Rédigés alors qu’il se sait atteint d’une maladie grave, les derniers écrits
témoignent à nouveau des buts qu’il s’est fixés pour l’homéopathie =
l’intégrer dans les institutions médicales et scientifiques via
l’enseignement et la recherche, tout en respectant les aspects originaux de
l’homéopathie liés à la pratique médicale et à l’approche du malade.
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