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Léon VANNIER
(1880-1963)

 

 

 

Léon VANNIER est né à Sègre (Maine-et-Loire) le 31 octobre 1880 et décédé dans le Morbihan le 9 septembre 1963.

Issu d’une famille angevine, bachelier à l’âge de 14 ans, élève de l’Ecole de médecine d’Angers, externe puis interne provisoire des hôpitaux de Paris. En 1899, il devance l’appel et devient infirmier puis médecin auxiliaire l’année suivante. ,

A l'instar de son frère Edouard VANNIER, il se passionne pour l’homéopathie. En 1905, après sa soutenance de thèse “Etude radioscopique de la fonction respiratoire”, aidé par un médecin homéopathe anglais, Barlee, il exerce la médecine homéopathique à Paris.

Mais il est en désaccord avec les idées de ses pairs. Il trouve auprès d’un homéopathe suisse, Antoine NEBEL, les réponses qui le satisfont (terrain, diathèse, drainage, isothérapie, etc...). Après avoir organisé deux cliniques (rue d’Alésia et rue des Moines) et un dispensaire (rue de l’Abbé Groult), il fonde en 1912 la revue “L’homéopathie française”.

 

Pendant la guerre de 1914-1918, en raison d’une tuberculose pulmonaire, il est réformé et transforme le monastère du Mesnil-Saint-Denis en un hôpital auxiliaire. Ces initiatives lui valent l’amitié de personnalités (Maurice Barrès, Paul Bourget) et une décoration militaire.


En plus de ses occupations médicales et rédactionnelles, il se passionne pour la typologie et la mythologie qu’il partage avec Henri Favre et sa fille, Madame Bessonet-Favre.  Il crée en 1926 les Laboratoires homéopathiques de France (LHF), dont il charge René Baudry de s’en occuper, puis René Herbaudière et A.T. Berné.

En 1930, il fonde le Dispensaire Hahnemann (rue Vergniaud) puis le Centre homéopathique de France (CHF) en vue d’une “organisation systématique et régulière de l’enseignement de l’homéopathie”, et plus tard , en 1950, la Maison de homéopathie.

Après la seconde guerre mondiale, la polémique sur les dilutions homéopathiques à utiliser reprend de plus belle, entre son équipe associée à celle de son neveu Pierre VANNIER, directeur des “Cahiers d’homéopathie et de thérapeutique comparée” et les autres sociétés françaises d’homéopathie, dont la Société de médecine homéopathique d’Aquitaine avec Denis DEMARQUE et la Société rhodanienne d’homéopathie avec Georges DANO, Jean JARRICOT et Joseph ROY.


S’agissant de ses nombreux écrits, le premier paraît en 1912 sous le titre: “Le sérum dilué de Marmorek”, puis ceux-ci se multiplient (édités la plupart par Doin): “Introduction à l’étude de l’homéopathie” (1919, 1922); “Le diagnostic des maladies par les yeux, iriscopie et irigraphie” (1923, 1957); “La typologie et ses applications” (1928, 1965, M. Pietteur 1999); “Le traitement du cancérinique par l’auto-isothérapie sanguine” (1931); “La doctrine de l’homéopathie française” (1931); “Initiation à l’homéopathie”; “La pratique de l’homéopathie” (1935, 1959); “Néo-hippocratisme et homéopathie” (1937-38); “Précis de thérapeutique homéopathique” (1939, 1994); “Les remèdes homéopathiques des états aigus” (1946, 1984); “Les tuberculiniques et leur traitement homéopathique” (1947, 1958); “Homéopathie, médecine humaine” (1949); “Les cancériniques et leur traitement homéopathique, étude clinique et thérapeutique” (Doin, 1952); “Caractéristiques essentielles des remèdes homéopathiques” (Doin, 1956); “Les origines et l’avenir de l’homéopathie” (Doin, 1960).
En collaboration, il rédige avec Emile ILIOVICI: “L”homéopathie sans peine” (1953); avec Roland ZISSU: “Comment prendre une observation homéopathique” (Doin, 1954) et surtout avec Jean POIRIER un ouvrage de plus en plus apprécié par les professionnels “Précis de matière médicale homéopathique” (maintes fois réédité depuis 1933).


Décoré de la Légion d’honneur (1928), puis officier de celle-ci (1956), il a sinon dominé, en tout cas organisé et stimulé, pendant une soixantaine d’années, le monde homéopathique français par ses talents d’entrepreneur, d’organisateur, de pédagogue et d’auteur. Personne n’a été indifférent à son égard, très favorable ou totalement opposé. Il a vécu au lieu-dit du “Hameau de la Jonchère” et a disparu à Quiberon. Il est enterré dans l’ancien cimetière de Rueil-Malmaison.
 

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Dernière modification : 13 novembre 2011