UN CAS DE NEVRALGIE
TRAITE A L'AIDE DU LOGICIEL DUPRAT 26

 

 

Madame N. 52 ANS

 

Elle vient consulter pour des névralgies dentaires dont elle souffre depuis deux ans environ. Ses douleurs n’ont rien de particulier, elles sont pires du côté gauche, elles semblent influencées par le froid humide, qui aggrave cette patiente, surtout sur le plan général. L’examen endo-buccal montre une bouche propre, plusieurs caries sont bien traitées, notamment quelques caries des collets radiculaires car elle a une alvéolyse encore discrète

Sur le plan digestif, on note un appétit très moyen, voire faible, avec préférence pour les aliments salés, dégoût de la viande (mais sans plus), elle n’aime pas les oignons, ni les pommes de terre. Elle boit beaucoup de thé et de café . Elle souffre de ballonnement abdominal avec de nombreux gaz. Elle est plutôt constipée avec des selles sèches et dures, mais elle a souvent une diarrhée matinale de selles aqueuses.

Sur le plan du comportement, elle paraît triste, préfère rester seule et ressasse ses soucis. Mais si elle est taciturne, elle peut se mettre en colère pour des riens. Elle est anxieuse pour tout.

Elle dort plutôt mal, elle se réveille tôt et ne parvient plus à se rendormir, aussi est-elle fatiguée le matin.

On note des paupières un peu rouges, elle dit qu’elles sont souvent collées le matin au réveil.

Sur le plan génital, elle est en préménopause, elle a des bouffées de chaleur malgré sa frilosité, elle supporte mal la chaleur confinée. Elle a quelquefois une mycose vaginale avec un prurit désagréable, quelques vagues douleurs dans les ovaires. Les cycles sont devenus courts, mais les règles plus abondantes, avec une leucorrhée. Elle a quelques douleurs à la miction de temps en temps.

La peau est sèche, pruriante, avec parfois quelques éruptions sèches.
Enfin, elle commence à se plaindre de douleurs articulaires, surtout par temps froid et humide. 

            Nous procédons à une recherche répertoriale en utilisant cette fois le programme EXPERT DUPRAT. Ce programme consiste à répondre à un questionnaire de 278 questions, en notant les réponses de 1 à 9, sans oublier le 0 lorsque le symptôme est absent. Le chiffre 1 correspond à un degré faible, le chiffre 9 au degré maximum. 

            Il est possible de taper la première lettre d’un symptôme, une fenêtre apparaît dans laquelle les symptômes sont classés par ordre alphabétique. On sélectionne le symptôme dans la liste proposée et le programme affiche la page correspondante du questionnaire. Certains praticiens, dit-on, ont imprimé le questionnaire qu’ils remettent aux patients en leur demandant de remplir eux-mêmes le questionnaire. Le praticien n’a ensuite qu’à rentrer les réponses. 

            Bien entendu, il ne s’agit là que d’une méthode. De toute façon, quelle que soit la méthode, quel que soit le programme utilisé, la répertorisation, classique ou informatisée, ne donne pas systématiquement la bonne réponde. C’est toujours le praticien qui décide de la prescription. 

            Voilà ce que donne la recherche.

  

            La recherche donne STAPHYSAGRIA comme très probable. Mais pourtant notre conviction n’est pas emportée. Bien entendu, cette patiente n’était pas très bavarde, elle cachait sans doute une déception. Quant à ANTIMONIUM CRUDUM, nous l’avons écarté car il ne correspondait pas à notre patiente.  

            Il restait donc THUYA OCCIDENTALIS. Notre conviction a été renforcée par quelques autres questions que nous n’avions pas posées au début et surtout par les réponses apportées. 

            THUYA 9 CH trois fois par semaine.

            Puis THUYA 15 CH tous les 15 jours, après amélioration et pendant trois mois. 

            Les douleurs dentaires ont disparu dès la troisième prise. 

            Nous avons l’habitude de prendre l’observation en suivant le plan que nous utilisions autrefois au Centre Jean DELIBEROS.  

            Sans doute que THUYA serait « sorti » en première place si nous avions réalisée cette observation en partant directement du questionnaire car ainsi aucune question n’aurait été omise. 

            Le programme EXPERT DUPRAT a été réalisé par Jean-Jacques KASPARIAN, un informaticien travaillant à l’I.N.S.E.E., ce qui explique qu’il soit basé sur des probabilités. 400 médicaments ont été mis en mémoire sous forme de réponses au questionnaire. La grille du patient est comparée aux 400 grilles et le résultat apparaît sous forme de probabilité. 

            Ce programme est gratuit. Vous pouvez le télécharger par Internet en quelques minutes =

                                     http://www.homeoint.org/articles/kaspar/jjk2dufr.htm       

 

 

 
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Dernière modification : 13 novembre 2011