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"Vous avez dit "bizarre" ?   Comme c'est bizarre ! "

 

     La méthode homéopathique impose au praticien la comparaison de deux groupes de symptômes. Tout d’abord, ceux du patient, ce qui suppose le préalable de l’observation clinique avec les pièges et les difficultés de l’interrogatoire, toujours imparfait, incomplet, même si l’on suit un plan précis. Le patient a tendance ou bien à en rajouter, ou bien à ne rien dire, ou pas grand chose. Chacun de nous évoque à ce sujet la profusion de symptômes, réels ou supposés, livrés en vrac avec un luxe inouï de détails plus ou moins utiles, de LACHESIS. A l’opposé du mutisme de NATRUM MURIATICUM ou de SEPIA, chez lesquels il faut « arracher » des réponses, toujours laconiques. Nous avons aussi le souvenir d’une patiente qui avait méticuleusement noté l’histoire de sa maladie depuis plusieurs années dans un ordre chronologique parfait, avec le nom et l’adresse des médecins consultés, les traitements proposés et suivis, les effets secondaires. Le tout noté sur des feuilles réunies par du papier collant et formant une sorte de livre, avec pliage en accordéon ! ARSENICUM  ALBUM a fait merveille !

             Ensuite, il y a les symptômes collectionnés dans les matières médicales, provenant de ses trois sources = pathogénésies, toxicologie et expérience clinique. Nous avons souvent souligné le décalage entre la précision de ces symptômes, bien définis par des modalités et des sensations bien décrites, alors que le patient reste souvent dans le vague, aussi bien sur ce qu’il éprouve que sur l’horaire et les modalités. Si les répertoires décrivent plus de 50 types de douleurs, notre expérience  personnelle montre que nos patients ne peuvent en exposer que deux ou trois ! Comment peuvent-ils faire la différence entre une douleur pénétrante, creusante, forante, térébrante, etc… ? Et le plus curieux est qu’à chaque rubrique, le répertoire donne des listes différentes !

             Ceci explique pourquoi dans certains cas la consultation est rapide et le traitement efficace = il suffit de deux ou trois symptômes bien précis chez le malade pour individualiser son médicament. Et dans d’autres cas, la consultation s’éternise en raison de la confusion des réponses, leur manque désolant de précision, et le traitement n’est pas couronné de succès faute d’une individualisation suffisante.  Nous en sommes alors parfaitement conscients et cette confusion impose la prescription de plusieurs médicaments en espérant dans le meilleur des cas que le « bon », le simillimum se trouve dans la liste. Ou bien on peut espérer que lors de la deuxième consultation, voire la troisième, une lumière apparaîtra ! Si le patient vient à son rendez-vous car il peut être découragé par le premier échec, plus encore par le second.

             Il y a ensuite un autre problème concernant la symptomatologie = la banalité des symptômes révélés par le malade. La frilosité par exemple, même si elle se trouve limitée au froid humide, est un symptôme banal que l’on retrouve dans des centaines de médicaments. Et si l’interrogatoire ne révèle que ce genre de symptômes, l’individualisation du simillimum s’en trouve d’autant problématique.

 

     Cet écueil n’avait pas échappé à HAHNEMANN tant il est inhérent à toute observation médicale et plus particulièrement à la méthode homéopathique. C’est pour cette raison qu’HAHNEMANN recommandait  de rechercher les symptômes les plus frappants, les plus singuliers, les plus étranges même, car la clef du succès dépend souvent d’eux, ou de l’un d’entre eux.

      Nous avons un cas clinique intéressant, même s’il ne concerne pas un symptôme étrange, mais seulement un signe rare n’appartenant qu’à un seul médicament.

             Il s’agit d’un homme de 82 ans, qui vient consulter pour une aphtose buccale très pénible perdurant depuis une dizaine d’années et qu’aucun traitement classique n’a pu guérir (ce qui est courant !). L’interrogatoire se révèle très décevant car tout semble normal chez cet homme = il se porte bien, il mange et digère bien, il dort sans problème, il n’a aucun souci, pas de maladies chroniques, il supporte tous les climats. Rien ! Si, tout de même, un antécédent cancéreux, remontant justement à une douzaine d’années, traité par chimiothérapie. Cet homme est suivi régulièrement et il est considéré comme guéri. Il y a également un antécédent d’alcoolisme chronique dont le patient jure s’être amendé il y a près de vingt ans (mais qu’il a avoué après bien des réticences !).

 

     Ses aphtes sont très douloureux,  d’aspect tourmenté, fréquents, invalidants. Mais localement, il n'y a pas d'autres signes plus précis, sinon la récidive fréquente des ulcérations.

      Cette absence d’une symptomatologie précise évoque SULFUR, mais les caractéristiques de l’aphtose incitent à rechercher un remède plus lésionnel, un acide en l’occurrence et logiquement nous pensons à SULFURIC ACID. Cependant, il convenait de retrouver au moins un ou deux  signes de cet acide. Après maintes questions, une sensation est enfin révélée = la sensation d’une toile d’araignée sur le visage. Vérification dans le Répertoire de Kent = SULFURIC ACID possède bien cette sensation au degré moyen, SULFUR au degré faible. Mais c’est encore un peu « juste » pour prescrire cet acide. Et le questionnaire reprend, laborieux. Au bout d’un long moment, une précision jusque-là omise, apparaît = ce brave homme ne digère pas le concombre, qui provoque des renvois tout l’après-midi ou longtemps après le repas. Nouveau recours à un répertoire,  informatisé cette fois= un seul médicament possède ce signe => SULFURIC ACIDUM.                              

    
     La prescription a été la suivante = SULFURIC ACID. 7 CH deux à trois fois par jour dès la sensation que les aphtes vont apparaître et aussi longtemps que dure la poussée. SULFUR 15 CH, une fois par semaine entre les poussées.

     Bien longtemps après, un article est revenu à notre mémoire et facilement retrouvé dans notre base de données = « Traitement des ulcérations buccales survenant au cours de chimiothérapies anticancéreuses chez l’enfant » de J. JOBERT et C. BACHELOT, dans l’Homéopathie française – 1986 n°4.  Cette étude clinique a été réalisée chez des enfants cancéreux et en cours de chimiothérapie. Elle conclut à l’efficacité étonnante et constante de SULFURIC ACID. dans cet effet secondaire, au point que les auteurs préconisent ce médicament en première intention chez ces jeunes malades, sans même individualisation et même à titre préventif. Il est fort probable qu’il en aille de même chez l’adulte.  

     Avant de développer davantage notre sujet sur les symptômes bizarres, il convient de profiter de l’occasion pour dire ou rappeler quelques précisions sur SULFURIC ACID. Ces rappels ont naturellement pour premier but de rappeler ce médicament mais aussi pour dire à nouveau qu’il ne faut pas s’attendre en pratique quotidienne à retrouver la totalité de la matière médicale chez le même patient, heureusement pour lui. Car SULFURIC ACID. se trouve souvent indiqué lors de troubles graves, ce qui est le cas de nombreux acides, du fait de leur action caustique et lésionnelle. Ne pas oublier que SULFURIC ACID. est le vitriol !. On le trouve indiqué chez le cachectique très atteint ou chez l’alcoolique invétéré et présentant une atteinte digestive importante. On le trouve encore lors de syndromes toxi-infectieux graves avec prostration intense, adynamie, dépression physique et mentale, ulcérations nécrotiques des muqueuses atteintes, tendance hémorragique passive, etc… Or, ces pathologies ne se rencontrent tout de même pas très fréquemment en patientèle ambulatoire du cabinet dentaire. Il faut même rappeler que les indications de certains médicaments homéopathiques  dans les toxi-infections graves remontent à un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun médecin homéopathe responsable d’entreprendre ces traitements uniquement par homéopathie, en privant les malades de médicaments chimiques efficaces.

       SULFURIC ACID. convient également à des troubles digestifs moins graves = dyspepsie avec brûlures de l’œsophage et de l’estomac, sensation de ptose, de délabrement et des vide à l’estomac, peu ou pas d’appétit (sauf pour les fruits frais, en particulier les prunes !), soif vive surtout pour des boissons alcoolisées (pas pour l’eau, surtout froide qui aggrave tous les troubles gastriques !), hoquet fréquent et surtout des éructations acides et des vomissements aussi acides qui agacent les dents.   

                 

             Il s’agit bien là d’une illustration du décalage possible, et fréquent, entre une matière médicale inquiétante et une situation clinique banale. Ceci est classique en homéopathie. Qui attendrait que les signes de PYROGENIUM soient présents pour le prescrire ? De même, toute la stratégie préventive en homéopathie repose sur la prescription précoce des médicaments à partir de signes encore discrets chez le patient, donc réversibles (sinon où serait la prévention ?).


      Dans la grande majorité des cas cliniques rencontrés en pratique quotidienne, il faut admettre que les signes présents sont le plus souvent banals. Ce qui  explique les difficultés de la prescription et donc le résultat thérapeutique. Souvent, le diagnostic lésionnel permet une prescription de première intention basée justement sur cette similitude lésionnelle, avec parfois des résultats décevants, mais pas toujours (intervient ici la notion de réversibilité du processus lésionnel).  Dans une affection aiguë locale, il est logique que les symptômes locaux soient au devant de la scène, mais ils sont surtout pathognomoniques de l’affection et donc insuffisants pour l’individualisation homéopathique. La paresse entraîne une prescription de routine, sans chercher plus loin une modalité ou le signe curieux et inhabituel, qui d’ailleurs peut très bien ne pas exister. Par exemple, depuis HAHNEMANN, des générations de médecins homéopathes ont prescrit en alternance Mercurius solubilis et Belladona dans une angine aiguë, avec de bons résultats dans environ 80% des cas. Alors pourquoi se casser la tête, surtout pour 20 euros la consultation ? Pour les 20% des cas restants, il suffit d’attendre l’évolution spontanée de l’affection, en priant pour que des complications ne se produisent pas. On prescrit aussi très souvent Mercurius solubilis dans n’importe quelle forme de gingivite ou dans une poussée d’aphtose, non pas sur la similitude des signes pathogénétiques, mais sur ceux pathognomoniques de l’affection. Avec des résultats relatifs, parfois nuls. Pourtant, il suffit de quelques questions et surtout de quelques réponses précises pour individualiser le médicament correct. Face au même tableau clinique, les modalités d’aggravation par les boissons chaudes ou froides suffisent souvent à distinguer Mercurius solubilis d’Arsenicum album.  En pratique bucco-dentaire, cela ne prend pas beaucoup de temps car les médicaments éventuels sont peu nombreux.

       Cette pratique paresseuse reposant sur une prescription un peu systématique sur les signes pathognomoniques porte un nom = le « spécifisme », néologisme utilisé par HAHNEMANN et par son proche collaborateur JAHR. Bien entendu, ces deux auteurs éminents condamnaient cette méthode, car contraire à l’esprit homéopathique de l’individualisation. Mais cependant, « ils reconnaissaient que dans certains cas limites, en l’absence d’une certitude étiologique et lorsque les symptômes caractéristiques individuels font défaut, il était licite de recourir à titre d’essai aux médicaments dits spécifiques de la lésion » (D. Demarque, « Techniques homéopathiques »  - Boiron 1989, page 21).

             Ceci ne justifie pas pour autant la prescription systématique, encore faut-il avoir recherché ces symptômes caractéristiques individuels, avant d’affirmer leur absence !

             En pratique, on bute parfois sur l’obstacle de la cause déclenchante que l’on ne trouve pas. Nous pensons là à un cas de névralgie faciale qui a résisté à tous les traitements chimiques et homéopathiques, pendant des années. Jusqu’au jour où un « naturopathe » a affirmé que la cause était la dent de sagesse supérieure gauche et qu’il était nécessaire de l’extraire. Rien ne venait étayer cette assertion d’une manière objective. Mais l’insistance très pressante du patient  a conduit à l’avulsion de cette dent et aussitôt, la névralgie faciale a totalement disparu ! Pourtant, ce patient a subi des dizaines d’examens et d’investigations, a consulté des spécialistes (neurologue, occlusodontiste, ORL, stomatologiste, etc…). Personne n’a accusé cette fameuse dent. Pourtant, le résultat était là pour confirmer le diagnostic du naturopathe, à moins qu’il ne s’agissait que du hasard !

           Des cas semblables, n’importe quel praticien en a à son passif, sans que l’on puisse dire pour autant qu’il a commis une faute ou qu’il a cédé à une paresse intellectuelle passagère. Nous revient à la mémoire une réflexion du Dr Jean QUENOT, médecin homéopathe réputé de Lyon. Il nous confiait : « Quand je suis en pleine forme, je fais de l’homéopathie. Quand je suis fatigué, je fais de l’allopathie » !  Ce n’était qu’une boutade car dans le cas de la névralgie faciale ci-dessus,  les médicaments allopathiques avaient aussi échoué, mais leur prescription était plus facile !  Tout simplement parce que la cause n’avait pas été décelée et qu’elle ne pouvait pas l’être par les moyens « classiques » pourtant éprouvés. Comme quoi, il faut rester modeste et conscient que personne ne domine tous les aspects de la médecine. Il faut aussi se garder de rejeter par a apriorisme toute méthode non orthodoxe. Seul l’intérêt du malade prévaut. Alors qu’en médecine « classique », le diagnostic décide du traitement, plus ou moins standardisé, on ne consulte pas le Dictionnaire Vidal comme on peut le faire d’une Matière médicale homéopathique. Selon l’heureuse formule du Dr Barbier : « L’homéopathie, c’est de la haute couture, l’allopathie du prêt-à-porter ». Ceci étant énoncé sans mépris pour la médecine classique, très souvent indispensable. 

                                                                         oOo                                                               

DES SYMPTOMES BIZARRES,  CURIEUX,  ETRANGES !

            Il faut le dire ou le redire, ces symptômes dits curieux ou bizarres ne sont pas systématiquement présents chez les patients ou malades. Ils sont même assez rares. Mais si l’on a la chance d’en découvrir un, le choix du remède simillimum s’en trouve très largement facilité.         

 

            Dans un excellent livre, plein d’anecdotes et d’humour, le Docteur Pierre BARBIER (1916-2002) décrit un grand nombre de petits remèdes individualisés par un signe bizarre ?

         « C’est souvent dans ce que les médecins allopathes considèrent comme du superflu, que nous trouvons les indications de nos remèdes, à condition de savoir en tirer parti ».

 

     Combien de fois n’avons-nous pas entendu l’un de nos patients dire à propos de telle sensation ou de tel signe curieux : « Je l’ai dit au Docteur précédent, mais il m’a dit que cela n’avait rien à voir avec mes troubles ».  Quelle erreur, certes involontaire de la part de nos confrères allopathes ! Car si telle sensation n’a réellement rien à voir avec une affection précise, si elle ne peut être classée parmi les symptômes pathognomoniques,  elle témoigne tout de même de la personnalité du patient, de sa manière tout individuelle de réagir, même si pour l’instant, nous ne pouvons l’expliquer. Pour revenir à notre précédent patient atteint d’une aphtose récidivante, il avait la sensation d’une toile d’araignée sur le visage. Quelle peut en être l’explication scientifique ? Elle n’a sans doute strictement rien à voir avec l’aphtose buccale. Mais c’est l’un des paramètres de notre patient. On doit en tenir compte, d’autant plus que le répertoire ne donne qu’une dizaine de médicaments qui ont cette sensation. Si l’on ne peut mémoriser tous les signes, symptômes, sensations, modalités de nos médicaments, il nous reste le secours de l’informatique. Toujours dans notre cas cité, il a suffit de quelques secondes pour apprendre qu’un seul médicament avait l’aggravation par le concombre, que ce même médicament est l’un des principaux remèdes des ulcérations buccales, qu’il a par ailleurs la sensation de toile d’araignée sur le visage. C’est bien de la haute couture, non ? Et en plus, comme la cerise sur le gâteau, il y a l’étude publiée sur l’action bénéfique de SULFURIC ACID. dans les ulcérations buccales post-chimiothérapiques.

         Hélas, on n’a pas toujours un signe curieux à se mettre sous la dent ( !). Mais peut-être ne le recherche-t-on pas avec perspicacité ?  Car, il y a parfois des signes qui sont des sonnettes d’alarme, des signes d’appel que l’on a sous les yeux. En voici un exemple proposé par Pierre BARBIER. « Ludovic, 14 mois, en est à la 19° paracentèse. Première otite à 5 mois. Puis otites à répétition, une fois par semaine, malgré tous les traitements scrupuleusement suivis, sa mère étant infirmière dans un hôpital parisien. De plus, il présente des bronchites asthmatiformes, avec des poussées de fièvre à 40° sur un fond de température de 37°5 le matin et 38° le soir depuis des mois. C’est un petit psorique très frileux. Et une chose me frappe : sa maman a observé que la veille d’une otite, il était particulièrement dynamique et en bonne santé. C’est un signe de PSORINUM ».   C’est tout de même un signe curieux, non ? Si la maman l’avait signalé à un médecin allopathe, quel intérêt lui aurait-il trouvé ? Sans doute aucun. Mais dans la cervelle d’un homéopathe, un tel signe fait « tilt » !  Signalons en passant que NUX VOMICA a ce même signe, certes moins marqué.

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       Nous avons maintes fois souligné le décalage entre la précision et l’abondance des signes de la matière médicale et la pauvreté des signes retrouvés chez un patient. Dans ces cas, nous cédons facilement à la tentation de prescrire le médicament qui nous semble indiqué par ce que paraît le patient et même le plus souvent certains proposent un cocktail de médicaments.


     Voici un autre cas intéressant. Nous avons le souvenir d’un patient qu’une quarantaine d’années, venant consulter pour des aphtes et une gingivite hémorragique. C’était un cadre surmené, irascible et coléreux. NUX VOMICA vint à l’esprit. Mais on ne retrouvait pas d’une manière indiscutable les signes habituels, surtout digestifs, de ce médicament. Je cherchais à confirmer mon impression par au moins quelques signes tels que le désir d’alcool, de café, de bière, de stimulants, la constipation si caractéristique, etc…

 

Mais rien ne ressortait de l’interrogatoire sauf, finalement et presque par hasard = il aimait bien la bière mais il n’en buvait pas car elle lui semblait avoir un goût d’herbe !

Tout en me demandant comment on peut savoir quel goût peut avoir l’herbe (faute d’en avoir goûté moi-même !), je manipule l’ordinateur et en quelques secondes, j’apprends qu’un seul médicament possède cette dysgueusie curieuse = NUX VOMICA ! A posteriori, on peut en conclure que ce patient était au tout début de sa « carrière » de psorique décompensé, ce qui explique la pauvreté de signes caractéristiques. Heureusement il y avait ce signe bizarre. Mais quoiqu’il en était, NUX VOMICA aurait été prescrit, uniquement sur une impression clinique. Et dans ce cas précis, ce médicament aurait sans doute donné un bon résultat car il était bien indiqué, le signe curieux s’il n’avait pas été mis en évidence, existait tout de même !


CONCLUSION

             En dehors des problèmes de pathologies aiguës courantes au cabinet dentaire et pour lesquelles le traitement homéopathique est assez facile, le traitement des pathologies récidivantes posent parfois des problèmes particulièrement difficiles à résoudre tant peut être compliquée l’équation de la similitude.

             Certes, il arrive parfois de démêler l’écheveau avec aisance. Nous pensons à un cas de syndrome de SLUDER. Il n’a pas fallu longtemps pour trouver le traitement de la crise aiguë et le traitement de fond. Ce cas était lumineux et tout à fait conforme à ce qu’on lit dans les livres = éruptions cutanées supprimées, suivies d’une aphtose ayant perduré plus de 10 ans, puis ayant disparu spontanément mais suivie quelques semaines plus tard d’une algie vasculaire de la face, en l’occurrence un cas de Sluder.

             D’autres fois hélas, la solution homéopathique pose de très gros problèmes commençant souvent dès la consultation qui ne révèle que des signes ou banals ou très confus. Parfois, la cause originelle n’est pas retrouvée. Souvent encore, les patients ont déjà suivi de très nombreux traitements, surtout classiques, mais également homéopathiques, sans succès. Sans quoi ils ne seraient pas venus consulter un énième praticien !

             Heureusement, nous avons de temps en temps l’extrême satisfaction d’apporter une amélioration, voire une guérison. C’est bien là notre vocation.

 

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Dernière modification : 13 novembre 2011